Home Events The Outlook - Economic Paper: Shortages of raw materials stifle the world economy

The Outlook - Economic Paper: Shortages of raw materials stifle the world economy

Saturday, May 31, 2008

Strategic Paper written by Jacques Chahine

uk-flag.gif Shortages of raw materials stifle the world economy

Following years of indifference to continual increases in the cost of energy and raw materials, it has taken oil prices of over $135 per barrel to wake the markets up to the consequences for the real economy. In real terms, crude is now well above the 1979 highs that prefaced a serious recession. The surge in energy and raw materials prices has spread to agricultural products, affecting such engines of world growth as China and India, where the official inflation rate is 9%. There are always idealists that believe that the energy supply question will be resolved – we were among their number at one time – but the fact is that we continue to consume more energy at a faster rate than we are producing it. Credible studies show that no significant improvement is on the cards for the next few years. And it is only now that governments and others are pushing ahead with new initiatives, the notable of which is a U-turn on nuclear power. In our view, the nuclear option is the only solution for the planet’s growth needs.
 

In the near term, only a drop in demand can restore calm to the markets. We are starting to see moves in this direction in air transport and the auto industry, which is fast changing in the United States with an emphasis on ‘small and beautiful’ cars. But weaker demand also implies unemployment, softer consumption and contracting activity, i.e. a more or less serious recession that lies ahead rather than behind us. Signs of deceleration and even recession are evident right across America, and in most of the macro statistics. The country’s property crisis is the deepest for 25 years and is not yet over, notably in terms of falling prices, and is having a direct impact on consumption and household default rates. America’s problems are affecting the rest of the world, too. According to our calculations, which are based on Consensus Macroeconomics figures, forecasts for world growth are already a point lower than the growth rate of a year ago.

Read the complete Outlook >>

 

 


 

fr-flag.gif L’économie étouffée par la pénurie de matières premières

 

Après des années d’indifférence aux hausses incessantes du prix de l’énergie et des matières premières, il a fallu atteindre un prix du baril à 135$+ pour que le marché prenne conscience de l’impact de cet emballement sur l’économie réelle. L’or noir a largement dépassé ses plus hauts en valeur réelle, atteints en 1979, et qui avaient entraîné l’économie dans l’une des récessions les plus graves. L’inflation sur le prix de l’énergie et des matières premières s’est propagée aux denrées alimentaires et frappe durement les deux locomotives de la croissance que sont la Chine et l’Inde où l’inflation officielle est à 9%. Il y a toujours des idéalistes qui pensent que quelque part on verra une amélioration de l’offre en énergie, nous en avions fait partie il y a quelques années. Nous pensons le contraire aujourd’hui, la planète brûle plus d’énergie qu’elle n’en découvre et les études sérieuses montrent qu’aucune amélioration notable n’est prévue d’ici quelques années. Seulement maintenant, on assiste à un ballet frénétique d’initiatives gouvernementales et privées et notamment une inversion de l’opinion sur l’énergie nucléaire, seule capable à notre sens de faire la jonction pour couvrir les besoins de croissance.
 

A court terme, seule une baisse de la demande est capable de ramener le marché à la raison. On perçoit d’ailleurs les premiers signaux dans le secteur du transport aérien et de l’industrie automobile en pleine mutation aux Etats-Unis pour faire des voitures « small and beautiful ». Une baisse de la demande entraîne avec elle son lot de chômage, de baisse de la consommation et une contraction de l’économie, c'est-à-dire une récession plus ou moins grave qui est devant nous plutôt que derrière nous. D’ailleurs, les signes de ralentissement, voire de récession, sont perceptibles partout aux Etats-Unis quels que soient les indicateurs macro économiques que l’on regarde. La crise de l’immobilier est l’une des plus sévères de ces 25 dernières années et on n’a pas atteint le fond, notamment en matière de baisse de prix, ce qui a un effet direct sur la consommation et les taux de défaillance des ménages. La crise américaine est perceptible dans le reste du monde, et selon nos estimations basées sur les données de Consensus Macroeconomics, la croissance mondiale est déjà prévue 1 point en dessous de son niveau de l’année dernière.

Lire la rapport Outlook complet >>

 
Comments
Comment