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The Outlook - Economic Paper: Rising agricultural prices: structural or cyclical

Tuesday, July 15, 2008

Strategic paper written by Jean Luc Buchalet/ Pierre Sabatier

uk-flag.gif Rising agricultural prices: structural or cyclical?

 
The speed and magnitude of increases in the prices of agricultural products have caught most observers completely off-guard, and have given rise to complaints of excessive speculation. How else should we interpret the 30% drop in wheat prices since March, when the Commodity Futures Trading Commission (CFTC) declared it was monitoring soft commodity markets particularly closely? Despite this correction, wheat is still almost 120% more expensive than it was in April 2007.
 
The world’s population is currently 6.4 billion or so, of which more than 1.2 billion live on less than a dollar a day. By 2050 there will probably be almost 9 billion of us, with most of the increase coming in the countries with the most difficulties. Excluding such features as deserts, mountains, towns, roads and forests, some 12% of the planet’s land surface is under permanent cultivation, i.e. 1.5 billion hectares out of a total 13.1 billion available. Of the 1.5 billion hectares under cultivation, 305 million are already seriously degraded because of erosion, over-farming and poorly controlled irrigation. In the 1960s, there was 0.45 hectare available to feed each person; that is now down to 0.25 hectare (and 0.12 hectare in China). The FAO believes that the world’s arable land surface will increase by only 120 million hectares between 1998 and 2030, adding to the 172 million additional hectares farmed since 1960. It also claims that the potential for extension will be zero by 2020, unless we reduce the size of the Amazon and Congo forests that enable us all to breathe. By 2050, there will be no more than 0.17 hectare available to feed each person, posing a real headache for agronomists.

 

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fr-flag.gif La hausse des prix agricoles est-elle structurelle ou conjoncturelle?

La rapidité et la violence de la hausse des cours mondiaux des matières premières agricoles ont surpris. De nombreuses voix se sont alors élevées contre les effets pervers d’une spéculation excessive dans ce secteur. Que penser de l’évolution du prix du blé qui a reculé de plus de 30% depuis mars, date à laquelle la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) a déclaré qu’elle exercerait à présent une certaine supervision du marché des denrées alimentaires ? Cette baisse est toutefois loin d’effacer les gains passés : au prix actuel, le blé reste plus de 120% plus cher qu’en avril 2007.
 
Actuellement, la planète compte 6.4 milliards d’habitants, dont plus de 1.2 milliards de très pauvres qui vivent avec moins de 1 dollar par jour. En 2050, on devrait dénombrer près de 9 milliards d’habitants à nourrir, la croissance de la population provenant pour l’essentiel des pays les plus en difficultés. Aujourd’hui, en retirant les déserts, les montagnes, les villes, les routes, les forêts, etc., les hommes cultivent de façon permanente 12% de la superficie des terres émergées de la planète, soit 1.5 milliards d’hectares sur un total de 13.1 milliards d’hectares disponibles. Sur ces 1.5 milliards de terres cultivées, 305 millions sont déjà fortement dégradés du fait de l’érosion, de la surexploitation et de l’irrigation mal contrôlée. Dans les années 1960, chaque habitant de la planète pouvait compter sur 0.45 hectare pour se nourrir. Il n’en dispose plus que de 0.25 hectare aujourd’hui (et à peine 0.12 hectare en Chine). La FAO estime qu’entre 1998 et 2030, la surface des terres arables augmentera de seulement 120 millions d’hectares, qui s’ajouteront aux 172 millions d’hectares supplémentaires mis en culture depuis 1960. Toujours selon l’organisme supranational, le potentiel d’accroissement sera épuisé à partir de 2020, sauf à réduire la surface de la forêt amazonienne et de celle du Congo, les poumons de la terre. Au final, en 2050, chaque individu devrait tout au plus disposer d’une surface de 0.17 hectare pour se nourrir, ce qui ne facilitera pas la tâche des agronomes.
 
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