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FactSet Outlook: Will a rate cut save America?
Tuesday, December 04, 2007
Strategy paper written by Jacques Chahine
Will a rate cut save America?
The Fed is caught between a rock and a hard place, forced to arbitrate between a year-on-year inflation rate of over 3.5% and the perils of the subprime crisis, which is already affecting other segments of the mortgage market. So far it has opted to continue lowering interest rates, and – most importantly – to work behind the scenes to improve liquidity conditions. After all, there is no point in having cheap caviar if nobody can buy it…
Such as it is, this plan depends heavily on persistently sluggish consumption. Any recovery on that front would boost American imports and force raw materials prices higher still. Rate cuts should serve to re-establish order in the financial system and further investment, especially as the dollar’s depreciation will take care of growth. Note that exports accounted for 2.08 points of the barely believable 4.9% annual increase in GDP in the third quarter. This really is the virtuous circle needed to mop up the dollars pumped out across the rest of the world over the past 20 years. The dollar’s trade-weighted exchange rate is now just below its lows of the 1990s, when there was no current-account deficit at all. The only hitch is that devaluation has been strongest against the wrong currency. It should have been against the Chinese yuan, not the euro.
La baisse des taux sauvera-t-elle l’Amérique ?
La Fed est prise entre deux feux. D’un côté, l’envolée de l’inflation à plus de 3.5% sur un an glissant et la montée du péril du subprime qui en vérité s’étend déjà à d’autres compartiments de l’immobilier. Pour le moment, elle a choisi de poursuivre la baisse des taux, et surtout derrière la scène travaille à améliorer la liquidité. Car il ne sert à rien d’avoir du caviar pas cher, si on ne peut pas l'acheter...
La réussite de ce plan est très dépendante de la « non relance » de la consommation, qui ferait pression sur des produits importés et les matières premières en tous genres. La baisse des taux doit mettre en ordre le système financier et servir à relancer l’investissement. Car la chute du $ s’avère être la bouée de sauvetage de l’économie américaine. La forte croissance du PIB au 3ème trimestre, à peine croyable à 3.9%, est expliquée pour 2.08 points par les exportations. C’est le cercle vertueux nécessaire pour éponger les $ semés ces vingt dernières années de par le monde. Le niveau du $ est en moyenne pondérée juste en dessous de son point bas des années 90 où le déficit était inexistant. Malheureusement, cette dévaluation s’est faite face à la mauvaise devise, l’Euro, alors que le coupable reste le Yuan chinois.